Football: Chelsea champion d'Angleterre 50 ans après
30/4/2005 20:38
LONDRES 30/04 (BELGA/AG) = Chelsea est devenu pour la deuxième fois de son histoire champion d'Angleterre de football, 50 ans après son premier titre, en battant Bolton 2-0 (mi-temps: 0-0), samedi lors de la 36e journée. Avec 88 points soit 14 d'avance sur Arsenal, deuxième avec quatre points de plus que Manchester United et qui joue lundi à West Bromwich, Chelsea ne peut plus être rejoint. Chelsea, qui ne compte toujours qu'une défaite en championnat concédée à Manchester City (1-0), succède au palmarès à Arsenal. C'est le deuxième titre cette saison pour l'équipe du manager portugais Jose Mourinho, qui avait remporté en février la Coupe de la Ligue anglaise en battant en finale Liverpool (3-2 a.p.). Chelsea peut d'ailleurs encore réussir un incroyable triplé, puisqu'il reste en course pour la victoire finale en Ligue des champions, retrouvant Liverpool en demi-finale retour mardi à Anfield, après le nul de l'aller (0-0) à Londres. (BPE)
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Non, je suis content pour Chelsea, ça change un peu que toujours car depuis 1995 (avec Blackburn Rovers) c'était toujours Manchester...Arsenal...Manchester...
un peu de changement ca fait du bien... et oui, Chelsea méritent leur titre de champion.
Deux ans seulement après l'arrivée de Roman Abramovich, Chelsea s'est donc imposé au sommet du football anglais, devant Arsenal et Manchester United. L'argent du milliardaire russe a bien contribué au bonheur des Blues, mais il n'explique pas tout. Autopsie d'une prise de pouvoir.
L'argent, à bon escient
Les chiffres donnent le vertige. En deux saisons, Roman Abramovich a dépensé 213 millions de livres (plus de deux milliards de francs, 325 millions d'euros) dans la colonne recrutement. Somme à laquelle il convient d'ajouter les 21 millions d'euros déboursés pour racheter le club à Ken Bates, son prédécesseur. La presse anglaise s'est d'ailleurs amusée à calculer que, depuis son arrivée, Abramovich avait dépensé un million de livres par jour pour Chelsea ! L'oligarque russe s'est donc donné les moyens de réussir, incontestablement.
Mais cet argent a été dépensé intelligemment. Sur les 19 joueurs recrutés depuis l'été 2003, on dénombre certes trois échecs majeurs: Crespo, Mutu et Veron. Mais pour combien de réussites? Drogba, Carvalho, Cech, Cole, Duff, Robben ou Bridge se sont tous imposés comme d'indiscutables titulaires. Après tout, aucun de ces joueurs n'était considéré comme la référence à son poste avant de rejoindre Chelsea. Certains ont même crié au scandale devant les sommes déboursées pour s'attacher les services de Cech, gardien alors inconnu outre-Manche, et même de Drogba. Plus personne ne bronche aujourd'hui…
Le facteur Mourinho
On l'adore ou on le déteste, mais il est difficile de contester l'impact de l'arrogant José Mourinho dans la réussite du club londonien. Auréolé de ses nombreux succès avec Porto, le technicien lusitanien a transmis son culte de la victoire aux Blues. Sous sa coupe, plusieurs joueurs ont pris une nouvelle dimension, à l'image de Joe Cole, désormais titulaire en équipe d'Angleterre. Sa grande force, c'est d'avoir suscité l'adhésion sans faille de ses joueurs.
Sa manière de se mettre sans cesse en avant en focalisant l'attention médiatique sur sa personne a également l'immense mérite de protéger son effectif. Il serait toutefois injuste d'écarter Claudio Ranieri de cette alchimie du succès. L'entraîneur italien, qui a cédé son fauteuil à Mourinho en juin 2004, avait posé les fondations et c'est lui qui avait obtenu le recrutement de Robben et Cech. Il n'aura pas eu le temps de récolter les fruits de son travail. Chelsea aurait-il connu la même réussite cette saison avec lui à la place de Mourinho? On ne le saura jamais…
Des leaders, des vrais
Charismatique mais pas autoritaire, inspirateur mais pas dictateur, José Mourinho a permis à ses joueurs de s'épanouir, en trouvant de véritables relais sur le terrain. Les deux principaux sont certainement John Terry et Frank Lampard, qui ont pris une nouvelle dimension cette saison. Au niveau footballistique d'abord, mais également par leur capacité à s'assumer comme de véritables patrons, sur et en dehors du terrain. Une hiérarchie naturelle qui a bénéficié aux intéressés, mais aussi à l'ensemble du groupe.
Une réelle identité
Malgré les milliards d'Abramovich, Chelsea continue de s'appuyer sur une base "anglaise" supérieure à celle de ses grands rivaux, Arsenal, Manchester ou Liverpool. Alors que les Gunners ont aligné à plusieurs reprises une équipe sans aucun joueur de sa Gracieuse Majesté (une révolution dans le club), Chelsea semble à l'abri d'un tel évènement, au moins à moyen terme.
John Terry, formé au club, et Frank Lampard, sans doute les deux meilleurs joueurs anglais du moment, en sont les parfaits exemples, mais ils ne sont pas les seuls. Joe Cole en est un autre, tout comme Glen Johnson, titulaire de plus en plus régulier. Wayne Bridge et Scott Parker, avant que des blessures ne mettent un terme à leur saison, étaient eux aussi fréquemment utilisés par Mourinho.
Un collectif au-dessus du lot
Quand on bâtit une équipe à coups de milliards, le risque majeur est de se retrouver avec une mosaïque de stars plus qu'avec un vrai groupe. Chelsea a su éviter cet écueil. A l'automne, personne n'avait plus d'influence sur le jeu des Blues qu'Arjen Robben. Pourtant, l'absence du prodige néerlandais pendant deux mois est passée quasiment inaperçue. "Nous avons de grands joueurs et c'est toujours ennuyeux de devoir se passer d'un Duff, d'un Robben ou d'un Drogba. Mais notre équipe est bien plus forte qu'une addition de talents", assure Mourinho.
Les chiffres lui donnent raison, notamment au plan offensif. Onze joueurs différents ont marqué au moins un but cette saison en championnat. Personne n'a fait mieux. Frank Lampard, meilleur buteur du club, n'affiche que 12 réalisations au compteur. Même pas la moitié du total de Thierry Henry. Mais Gudjohnsen (11 buts), Drogba (10) ou Cole (7) ont apporté une contribution plus qu'active. Et que dire de la défense, en passe de devenir la plus imperméable de l'histoire (13 buts encaissés en 35 matches).
Malgré les milliards d'Abramovich, Chelsea continue de s'appuyer sur une base "anglaise" supérieure à celle de ses grands rivaux, Arsenal, Manchester ou Liverpool. Alors que les Gunners ont aligné à plusieurs reprises une équipe sans aucun joueur de sa Gracieuse Majesté (une révolution dans le club), Chelsea semble à l'abri d'un tel évènement, au moins à moyen terme.
Concernant Arsenal et Liverpool on est d'accord mais Manchester United :
Roy Carrol (Irelande du Nord)
Gary Neville (Angleterre)
Phil Nevile (Angleterre)
Roy Keane (Eire)
Ryan Giggs (Pays de Galles)
Paul Scholes (Angleterre)
Rio Ferdinand (Angleterre)
Wayne Rooney (Angleterre)
Wes Brown (Angleterre)
Alan Smith (Angleterre)
Darren Fletcher (Ecosse) je crois
John O'Shea (Eire)
Liam Miller (Eire)
...et j'en passe... ça en fait quand même pas mal de Grande Bretagne non?