Il n'y a pas que à Sion où la passion nous tient... 105'000 spectateurs en rouge et blanc ça impose le respect...
Marée rouge et blanche pour un titre de champion... Ohio State actuel leader du championnat universitaire de football américain... Pour rompre avec l'image de l'Amérique assise au stade en train de manger du pop-corn...
Le plus hallucinant c'est que c'est la ligue universitaire, même pas la NFL. Beaucoup préfère ça du reste, justement parce que c'est encore du football populaire, pas bouffé par l'argent. Même au niveau de la ligue college, le soutien populaire est impressionnant.
\o/ Sortez de la tendance ... Restez dans l'attendance \o/
Red&White a écrit :Le plus hallucinant c'est que c'est la ligue universitaire, même pas la NFL. Beaucoup préfère ça du reste, justement parce que c'est encore du football populaire, pas bouffé par l'argent. Même au niveau de la ligue college, le soutien populaire est impressionnant.
Peut-être pas bouffé pour l'argent, mais gangréné par le dopage tout de même... L'enjeu est quand-même énorme pour ces jeunes s'ils veulent devenir pro (et par la suite se faire plein de fric)....
Red&White a écrit :Le plus hallucinant c'est que c'est la ligue universitaire, même pas la NFL. Beaucoup préfère ça du reste, justement parce que c'est encore du football populaire, pas bouffé par l'argent. Même au niveau de la ligue college, le soutien populaire est impressionnant.
Peut-être pas bouffé pour l'argent, mais gangréné par le dopage tout de même... L'enjeu est quand-même énorme pour ces jeunes s'ils veulent devenir pro (et par la suite se faire plein de fric)....
C'est claire que des mecs qui prennent 15 kilos de muscles par année ça a de quoi interroger !?!
La pression pour devenir pro est secondaire, il y aura très peu d'appellés... par contre la pression pour gagner est énorme... des stades pleins aux ras-bord et des millions de dollars en jeux pour des passages à la télévision national...
Le Super Bowl est là, l'Amérique retient son souffle
EVENEMENT. Le match de dimanche se vit aux Etats-Unis comme une grande fête nationale, un événement quasi religieux.
Luis Lema, New York, Samedi 3 février 2007
Lorsque le «quarterback» Payton Manning reculera de quelques mètres pour prendre ses appuis et qu'il lancera le ballon comme un boulet de canon par-dessus les lignes adverses, le temps se suspendra. Le silence s'installera partout, aux quatre coins des Etats-Unis. Et cent millions de paires d'yeux s'écarquilleront pour suivre la trajectoire du bolide avant qu'il atterrisse, ou non, dans les mains du receveur Marvin Harrison. Cela fait des semaines que l'Amérique se prépare. Qu'elle attend ce moment comme on attend la promesse d'une révélation. Les Colts d'Indianapolis, ou les Ours de Chicago? Le 41e Super Bowl se joue dimanche à Miami. Plus rien d'autre n'a d'importance.
Les moments d'éternité n'ont pas de prix. Pour les imprévoyants, les places les moins chères se sont négociées ces jours à 3200 dollars sous les palmiers de Floride. Jamais un week-end à Miami n'avait été si cher: les hôtels ont multiplié par quatre le prix des chambres. Parfois par six. Mais des chambres, il n'y en a plus une seule de libre à des kilomètres du Dolphin Stadium. Tout le monde veut en être. Peut importe ce que cela coûtera.
Pourquoi donc pareil engouement? Qu'est ce qui rend le Super Bowl unique au point de faire cesser de respirer un paysan de l'Oklahoma aussi bien qu'un trader de Manhattan ou qu'un artiste d'avant-garde de Los Angeles? Année après année, la question est la même, comme le sont les réponses. Dans les championnats à l'organisation aussi complexe que le pays est vaste, aucun autre des sports-rois (basketball, hockey, baseball) n'offre pareille finale à se jouer en une fois.
Et puis, il y a le décor. Ce stade saturé de couleurs et de bruits qui accueille les gladiateurs aux allures de surhommes. Ce dimanche, côté Colts, il y aura donc ce couple magique, Manning-Harrison, à ce point complice, dans leurs meilleurs moments, que le ballon semble aimanté lorsqu'il passe de l'un à l'autre. Côté Ours, moins de stars, mais un jeu d'équipe qui les transforme en forteresse. Car dans le même temps, il y a l'importance du combat stratégique: ces grands hommes soudain réduits à de petites figurines déployées sur leur terrain par leur coach. Pour la première fois, les deux coaches sont des Noirs. Ce sont eux qui ont fait entrer dans la tête casquée des joueurs les centaines de combinaisons, répétées jour après jour afin de gagner quelques mètres aux dépens de l'adversaire. Puis vient l'application de l'une de ces combinaisons. La seule possible. Celle qui fera peut-être basculer le match.
Puis il y a l'argent. Des sommes faramineuses d'argent en jeu. A tour de rôle, les grands réseaux se partagent le gâteau. Chaque année, les chiffres sont plus astronomiques encore. Ce dimanche, c'est CBS qui encaissera plus de 2 millions et demi de dollars pour chaque séquence de publicité de 30 secondes. Pour les annonceurs, c'est une occasion à ne pas rater. C'est surtout un pari extrêmement risqué: beaucoup d'entre eux ont soumis les clips qu'ils venaient de réaliser pour l'occasion à l'appréciation préalable des internautes. Ici aussi, on essaye toutes les tactiques: la douce, l'agressive, la franchement vulgaire, afin de laisser une trace permanente dans les dizaines de millions d'esprits connectés à l'événement. Toute l'Amérique est devant son poste, et il n'y a pas le droit à l'erreur. Un échec, en termes financiers, est incomparablement plus grave qu'une passe manquée par le «quarterback».
Dimanche, les habitants de La Nouvelle-Orléans seront aussi devant leur télévision. Il s'en est fallu de peu pour qu'elle atteigne le Super Bowl et retrouve ainsi sa fierté, engloutie par le cyclone Katrina. In extremis, les Saints de Louisiane ont été écartés par les Ours. Mais l'épicentre de la confrontation ne sera ni en Louisiane, ni à Chicago, ni à Indianapolis, ni même à Miami. Ce sera dans la minuscule ville de Renssealer que l'essentiel se jouera. Voilà des décennies que le Super Bowl n'avait pas opposé deux équipes géographiquement si proches l'une de l'autre. A la frontière entre l'Indiana et l'Illinois, Renssealer est à la même distance d'Indianapolis que de Chicago. Une moitié des habitants s'identifie à l'un, l'autre moitié à l'autre. La machine du Super Bowl met en jeu un combat titanesque. Mais ici, dans les «dinner» de ce trou perdu au milieu de l'Amérique, il ne sera rien d'autre qu'une affaire de famille.
"Comment se fait-il que personne ne me comprenne et que tout le monde m'aime"? Albert Einstein