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Nancy-[Feyenoord]

Posté : 01.12.2006 10:15
par cimbombom
Une semaine après la mort d’un supporter parisien, le football a de nouveau été la victime de ses hooligans. Venus en surnombre, des «sauvages» du Feyenoord Rotterdam ont gâché la soirée nancéienne en dévastant la ville puis le stade. La limite est dépassée.


Peur sur la ville
«Je suis dépité». Alors que son club vient de se qualifier pour les 16es de finale de la Coupe UEFA, Jacques Rousselot, le président nancéien, ne peut cacher son dégoût. Cela devait être une belle fête. La soirée a tourné au cauchemar. L’ASNL avait pourtant multiplié son dispositif par dix. 400 stadiers, 500 policiers, jamais Marcel-Picot n’avait été autant encadré. Cela n’a pas suffi. La faute à une centaine d’abrutis néerlandais. Ils devaient venir à 1300, le nombre de billets que le Feyenoord Rotterdam avait réservés pour ses supporters «officiels». Mais ce sont 3000 Bataves que Nancy a vus débarquer dans ses rues. Malheureusement pas les plus tendres. L’entreprise de dévastation commença dès l’après-midi. Résultat : plusieurs vitrines brisées, d’importants dégâts matériels, l’interruption du trafic du tram, les magasins obligés de fermer et une peur panique dans la ville. Saoulés à la bière, les hooligans n’avaient que ça dans leur tête : casser tout ce qui se trouvait sur leur passage. La deuxième partie se passa au stade. Plutôt que de risquer des débordements incontrôlables à l’extérieur, les responsables de la sécurité publique décidèrent d’organiser une vente de billets aux «supporters» imprévus. Parmi eux, des bannis, des interdits de stade aux Pays-Bas, qui jouissent de toute impunité lorsqu’ils franchissent les barrières de leur pays. Le chaos dans le stade plutôt que dans la ville.

Match interrompu
Tout se passa à peu près bien jusqu’au moment où Nancy inscrivit le premier but. Les plus virulents des Néerlandais se mirent à forcer le cordon de sécurité puis à défoncer le plexiglas les séparant des supporters nancéiens. Apeurés, ceux-ci se replièrent. La plupart choisit d’ailleurs de quitter Marcel-Picot. «J'ai tout de suite pris des nouvelles de ma femme qui est enceinte. J'ai eu peur pour elle», confia Pascal Berenguer à l’issue du match. Les CRS, réclamés par le public, arrivèrent enfin. Puis, alors que l’ASNL mène 3-0 face à dix Néerlandais, la situation dégénère. Les toilettes de leur tribune détruites, les hooligans arrachent les sièges pour les balancer sur les stewards situés juste en dessous d’eux. L’utilisation de gaz lacrymogènes de la part des CRS pour ramener l’ordre oblige l’arbitre norvégien de la rencontre à suspendre la partie, les émanations se faisant sentir sur la pelouse. Yeux rouges, la gorge prise, les joueurs regagnent les vestiaires. Pour revenir une demi-heure plus tard, jouer les dix dernières minutes devant un stade quasiment vide. Pitoyable.

Pas un drapeau
Les dirigeants de l’ASNL étaient pourtant prévenus. La réputation des supporters de Feyenoord est connue depuis belle lurette. Peut-on parler de supporters d’ailleurs lorsque pas même un drapeau, une écharpe ou un maillot de leur soi-disant club favori n’étaient présents dans leur tribune ? «Pour les hooligans de Rotterdam, c'est malheureusement une victoire. Eux se moquent totalement du résultat. Ils vont rentrer chez eux en étant fiers de dire : on a fait évacuer les supporters de Nancy de leur propre stade», lâchait Gérard Parentin, le manager général de Nancy, dans L’Est Républicain. «Il va falloir à l'UEFA trouver des remèdes et des solutions pour que les clubs soient responsabilisés par rapport à leur pseudo-supporters. Je n'ai rien contre Feyenoord. J'imagine que ce club n'y peut rien, mais il faudra prendre des mesures drastiques pour ne plus accepter aucune tolérance et faire preuve de beaucoup de fermeté à l'égard de ces gens qui n'ont rien à faire dans un club de football. Nos supporters se faisaient une joie de venir à Picot, or, une partie d'entre eux a finalement déserté le stade à la mi-temps. C'est lamentable», renchérissait Jacques Rousselot.

Le Feyenoord rejette la faute
Les dirigeants du club néerlandais, eux, ne veulent pas endosser le rôle de responsables. «Ces gens avaient déjà causé des problèmes en ville dans l'après-midi. Au lieu d'être mis en prison, on les a laissés entrer dans le stade. C'est une récompense qu'ils ne méritaient pas», critiquait ainsi Onno Jacobs, le directeur financier et opérationnel du Feyenoord. Que faire ? Que faire lorsque le sport n’est qu’un prétexte à une petite séance d’ultra-violence. Que faire lorsque le football sert de défouloir à des marginaux de la société, seulement animés par les instincts les plus primaires. Suspendre le club ? Après tout, la pire image n’est-elle pas celle des joueurs de Feyenoord venant saluer une partie de leurs dégénérés au coup de sifflet final ? «Cela montre au moins qu’ils sont habitués», soufflait Jonathan Brison.
www.lefigaro.fr

Posté : 01.12.2006 10:29
par mad max
certains se souviendront des supp de feyenoord lorsqu ils étaient venus à Sion...la tradition se perpétue...

Posté : 01.12.2006 10:54
par Zitto
Est-ce vraiment de l'information ou est-ce kelkun qui était sur place comme à Paris pourrait nous dire que tout ça c'est faux et que c'est les flics qui ont cassé le stade ?

Posté : 01.12.2006 11:08
par zo
c'est une action menée par Sarkozy pour lui filer des voix pour les élections, c'est un complot, je vois pas d'autre solution.

Posté : 01.12.2006 11:15
par mad max
n'empêche que si le jugement rendu hier à la tchaux fait jurisprudence...ca risque d'amener bcp à mettre les voiles lorsque ca part en sucette dans les tribunes ou en dehors du stade, ce qui n'est pas un mal.

Posté : 01.12.2006 12:00
par mijack
Pour les intéressés, la vidéo d'une partie des incidents :

http://lorraine-champagne-ardenne.franc ... 490-fr.php
(il y a 2 vidéos en bas)

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http://www.asnl-forum.net/viewforum.php?f=22